Trop longtemps.

Ça fait très longtemps que je ne me suis pas occupée de ce projet. C’est dommage: c’est un projet qui me tient à coeur, pourtant.

Beaucoup de choses se sont passées dans ma vie personnelle qui peuvent avoir contribuer à ma pause d’écriture. C’est là où la vie de la l’auteure se sépare de la vie de Cath: je n’en ferai pas état ici!

Je suis en panne sèche d’écriture. De tous les côtés, dans tous mes projets. Panne. J’ai envie de m’y remettre, mais je peine à le faire.

Je pourrais travailler l’aspect documentaire de ce projet. J’essaie de me motiver. De m’encourager. De trouver des pistes pour reprendre les rênes.

J’avais un peu oublié ce projet, en fait. Ce blogue mérite de vivre.

J’avais même oublié le nom de mon personnage.

Pauvre Cath. Elle vit tant de détresse. J’ai tant de plaisir à lui donner la parole, pourtant.

Je m’y remets. Oui. Je reprends la plume et je m’y remets. Plonger. C’est tout ce qu’il faut faire.

Go. Shoot.

2 réflexions sur “Trop longtemps.

  1. Décembre 2014 – Octobre 2015: en effet, ça fait longtemps.

    En même temps, il faut laisser du temps au temps, vivre l’expérience, s’en imprégner, la comprendre, puis s’en dégager, prendre suffisamment de hauteur pour réfléchir à son propos, l’inscrire dans quelque chose de plus grand, un projet de vie par exemple.

    Surtout, il s’est passé des choses dans ta vie. Ce projet t’épouse, te module, te change. Sans être tout à fait une étrangère pour toi-même, une nouvelle facette de toi se dresse, s’affirme, qui t’oblige à te demander: qui c’est, celle-là, et à l’observer durablement pour voir si ce qu’elle propose est fiable, vraiment significatif, ou n’est qu’un énième courant d’air.

    Du coup, la voix de Cath change aussi. C’est forcé.

    Que ça t’emplisse de doutes, je peux comprendre. Ne laisse pas ce doute te paralyser. Laisse aussi les gestes significatifs t’emplir de satisfaction. Peut-être n’as-tu pas écrit ICI, mais tu l’as fait ailleurs, et tu as écrit de bons textes. Sois douce avec toi.

    Et rappelle-toi que c’est cela un roman: suivre le CHANGEMENT d’un personnage, son ÉVOLUTION. Que Cath sorte du glauque, du doute et de la désespérance, ma foi, moi, je m’en réjouis!

    Ce qui est durable, chez toi, c’est l’artiste. Qui s’Exprime de diverses manières, dont l’écriture.

  2. Les moments de repli en écriture sont peut-être nécessaires pour relancer la machine, pour se ressourcer, pour créer le doute indispensable à l’amélioration du trait. Et puis, on se fabrique une douleur autour de ce manque qu’on provoque, et qui est peut être la source de l’inspiration.
    Il y a aussi que chacun travaille à sa façon, et évolue dans son processus de créateur. Ainsi, et pour parler de ma propre expérience, de la brutalité de mes premiers écrits, qui paraissaient surgir de moi comme une fièvre, incontrôlable et éphémère, je suis maintenant venue à une écriture régulière, quotidienne, moins envahissante, et tout aussi jubilatoire. On grandit, quoi…
    En tout cas, pour l’avoir connu comme toi, je sais que ce moment où on remet le pied à l’étrier, et que « ça marche », que ça coule des doigts sur le clavier, que ça envahit la tête et nourrit le cœur, ce moment est doux, et chaud, et grisant. Profite bien et bon retour en écriture.

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