Polyamoureux ou célibataire?

Cath réfléchit.

J’ai du mal à concevoir une personne qui se dit polyamoureuse, mais qui n’a aucune relation amoureuse comme étant autre chose qu’un célibataire. Un polyamoureux doit, par définition il me semble, être amoureux. Amoureux, ça implique un engagement, non? Je le crois. Je continue à croire, même si j’ai expérimenté plein de choses, que ce qui sépare l’amant de l’amoureux, c’est l’engagement qu’on prend à approfondir la relation, à accepter tout ce que l’autre est. C’est surtout ça: accepter tout ce que l’autre est, et l’aimer même si c’est difficile, même s’il y a des déceptions, travailler à approfondir notre connaissance de soi et de l’autre à deux, approfondir notre amour l’un pour l’autre. N’est-ce pas l’engagement que nous prenons lorsque nous sommes amoureux?

Et qu’en est-il de la situation où notre amour n’est pas réciproque? Retrouve-t-on le même engagement? Je le crois, aimer c’est s’engager à découvrir l’autre sans rester en surface, sans cachette, sans faux semblant. C’est accepter la déception, la peur, le rejet. C’est ça, dans le fond, aimer.

Le polyamoureux qui s’engage avec plusieurs personnes, je suis prête à le reconnaître et je trouve même légitime son envie d’approfondir plusieurs relations en même temps. Mais celui qui se dit polyamoureux et qui n’a aucune relation vraiment profonde, aucune relation d’engagement, n’est-il pas plutôt un célibataire qui se cache à lui-même sa peur de l’engagement, cette peur ou ce refus d’assumer une relation plus intense qui vient avec des hauts et des bas, qui demande du travail, qui demande d’affronter les crises de l’autre, l’envie de partir de l’autre et les blessures de toutes sortes?

Le célibataire qui lie plusieurs relations, aussi importantes soient elles, mais qui se dit célibataire puisqu’il ne veut pas être en couple est-il lui aussi en plein mensonge? Il est peut-être plus impliqué qu’il ne le croit et vit des relations de couples avec des engagements divers et pourrait donc être appelé polyamoureux?

Elle est où la limite entre le polyamoureux et le célibataire qui a plusieurs amants? Cette nuance n’est pas claire. Il y a de la recherche à faire…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Polyamour

http://polyamour.info/definition/

http://polyamour.info/-dr-/Erreurs-courantes-en-polyamour/

http://polyamour-quebec.ca/

 

La fluidité sexuelle | Le Gros Bon Sens arrive en ville! |

Jusqu’à maintenant, Cath a toujours exploré des façons d’être bien dans un couple monogame. Elle a tellement peur de disparaître (encore) dans un couple, de n’être plus qu’un nous, qu’elle aborde le couple avec terreur. Comment trouver de l’espace pour soi en acceptant de plonger complètement? Comment trouver de l’espace pour son besoin de solitude quand on a tant besoin que l’autre soit près? Cath a eu beaucoup à travailler sur elle.

Mais voilà que je tombe sur ce texte. Très intéressante (et importante) conception des relations amoureuses. Comment Cath va-t-elle intégrer ces variétés d’être amoureux dans sa définition déjà bancale? Est-ce que Cath va devoir expérimenter tout ça? Combien de pages va durer mon roman, donc? Cath a tellement besoin d’être importante pour quelqu’un. Peut-être doit-elle apprendre à partager un cœur? Il y a beaucoup à creuser à partir de ce texte. Je le garde en tête…

Et vous, vous en pensez quoi de l’idée du polyamour? Des couples ouverts? De la monogamie?

La fluidité sexuelle | Le Gros Bon Sens arrive en ville! |.

viaLa fluidité sexuelle | Le Gros Bon Sens arrive en ville! |.

Les seins, ouin pis?

Je viens de tomber sur ce vidéo d’un tatoueur qui refait des mamelons à des femmes qui ont eu des chirurgies reconstructives après une mastectomie.

La femme dans le vidéo répond au tatoueur qui lui demande si elle est mariée « Would you marry this?»

Oui, bien sûr que oui, pense-t-on tout de suite. Vraiment?

Je pense que les hommes ont moins de mal à accepter que notre poitrine soit difforme que nous-même.

Ça me rappelle une phrase dans le film Erin Brockovich: une femme qui vient de subir une double mastectomie et une hystérectomie demande à Erin quelque chose dans le genre de «Peut-on encore dire qu’on est une femme sans nos seins et notre utérus?»

Oui, bien sûr que oui, pense-t-on tout de suite. Vraiment?

Pourquoi les seins des femmes sont si précieux, si intimes? Pourquoi sont-ils devenus un des symboles de la séduction? Pourquoi les veut-on ronds et bien fermes? Pourquoi sommes-nous devenues si complexées à propos de nos seins?

Les hommes sont-ils aussi complexés par la forme de leur mamelons? Ont-ils des réticences à enlever leurs chandails s’ils n’ont pas les pectoraux bien développés, s’ils ont des seins un peu plus proéminents que les autres?

Pourquoi en sommes-nous venus à permettre aux hommes de marcher dans la rue sans chandail et pas aux femmes? Pourquoi devons-nous tellement cacher nos seins? Certaines femmes doivent même se battre pour allaiter en public.

Couvrez ce sein que je ne saurais voir.
Par de pareils objets, les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.

(Le Tartuffe, Molière)

Ça ne date pas d’hier, bien sûr! Cette femme, séductrice, responsable du désir de l’homme.

Il doit y avoir des explications dans toutes les disciplines des sciences humaines et des neurosciences pour expliquer ça. En psychanalyse, on dira sûrement que c’est notre envie refoulée et jugée inacceptable par notre surmoi de téter le sein maternel. Je me demande ce que les sociologues, les historiens, les anthropologues, les biochimistes et tous les autres ont à dire.

Cath aura certainement des recherches à faire… et moi aussi!

Le couple, ça ne marche pas : je sais, j’ai essayé

Un autre modèle de couple: le couple libre ou polyamour. Une voie intéressante que Cath devra sans doute essayer dans sa recherche d’un modèle fait pour elle.

les fesses de la crémière

Ce titre est évidemment une caricature. Pourtant, on ne rigole pas à la face de ceux qui disent exactement la même chose à propos du couple libre. Arrêtons de faire comme si ceux qui s’essaient au couple libre n’avaient pas le droit à l’erreur, et de croire que les anecdotes malheureuses, même nombreuses, scellent le sort de toutes les alternatives non-monogames.

Voir l’article original 720 mots de plus

L’art du cunnilingus

Si Cath était tombée là-dessus, c’est assez clair qu’elle l’aurait rendu le plus public possible. Elle le brandirait probablement à la face de tous ses amants. On n’éduque pas assez les jeunes hommes à l’art du cunnilingus (et autres aspects du sexe). Les hommes s’éduquent dans la porno (très mauvaise idée pour quiconque veut devenir un BON amant).

En tombant sur cet article, je me suis dit que l’auteure ne devait pas être la seule à avoir voulu éduquer les hommes (je dis les hommes, mais les femmes aussi peuvent bénéficier de ces enseignements, bien sûr!)

Voici quelques liens, fruit de mes recherches, sur l’art du cunnilingus:

How to eat a pussy – a magical guide for evolved people | My tiny secret.

Cunnilingus : nos trucs et conseils | Femina

5 Conseils pour maîtriser l’art du cunnilingus | Belle Beirut

D’autres suggestions, commentaires, liens à partager? Nous vous écoutons!

Un french c’est-tu intime, ça?

J’ai eu, cet été, une discussion avec un ami qui a une notion plutôt lousse de la fidélité dans le couple. Je ne suis pas contre sa manière de voir les choses, en fait. Mais c’est un autre sujet, sur lequel je reviendrai, bien sûr.

Cet ami m’expliquait que pour lui, le french, c’est banal. Il me disait que si son amie, appelons-la Falbala, était à côté de lui, il la frencherait sans autre préambule. Bon, je l’avoue, lui et moi étions en semi-rendez-vous-galant et ça m’a saisie. Je dois aussi dire que le gars en question a étudié en théâtre. Ça change la donne? Je ne sais pas. Est-ce un préjugé ou un fait que les gens en théâtre jouent plus facilement de la langue que les autres? Je pense qu’il faudrait faire un sondage auprès d’eux. Je ne suis pas prête à tirer mes conclusions.

Toujours est-il que je me suis sentie drôlement petite-fille-sage quand il m’a sorti ça. D’autant que j’étais plutôt dans mon rôle de le-couple-semi-ouvert-awaye-je-suis-pas-si-stuck-up-que-tu-le-penses. Vlan! En pleine gueule.

Je suis tombée là-dessus aujourd’hui:

L’article avec le vidéo : Watching complete strangers make out

Et voilà. Soulagement. C’est exactement ça. Un french, c’est puissant. Ça réveille une intimité qu’on le veuille ou non. Banaliser un baiser, c’est passer à côté de quelque chose de fort, je crois.

Mais bon, c’est vrai qu’au cinéma, c’est pas mal moins fort. Et c’est vrai aussi que le baiser n’est pas toujours très intime. Embrasser un amant, par exemple, c’est plus pour se mettre dans le bain que pour faire naître une relation profonde. Encore là, on s’embrasse d’abord pour se mettre dans une intimité nécessaire au reste. Embrasser un ami pour rire? L’intimité existe déjà dans l’amitié. Je cherche… Dans quels cas? Comment? Pourquoi?

Recherche à faire…

Votre opinion?

 

Responsabilité 1

Le petit Prince l’a dit: on est responsable de ceux qu’on apprivoise.

Je ne suis pas simple à apprivoiser, même si j’en ai l’air. Mes miettes de cœur rafistolées ne s’offrent pas à n’importe qui. Or voilà la question que je me pose: les gens à qui j’ai ouvert mon cœur en sont-ils responsables pour autant?

J’ai du mal à placer les idées dans ma tête. Je n’arrive pas encore à en faire un texte qui se suit. J’ai des bouts d’extraits, de dialogues, de scènes que Cath pourrait bien vivre, mais rien qui arrive à montrer tous les questionnements que j’ai à ce sujet.

Je me suis sur-responsabilisée trop souvent, pour ne pas dire depuis toujours et tout le temps. Je me préoccupe trop de «comment l’autre vivra-t-il ce que je lui mets entre les mains», de «est-ce que cette personne va s’effriter si je coupe les ponts», de ce qui est bien pour les gens qui m’entourent. Si je romps avec quelqu’un, je reste disponible pour répondre à ses questions, je garde un lien quand même, une gentillesse ou une tendresse. J’ai rarement fermé complètement une porte. Je suis la plus part du temps à une prise de conscience et des excuses d’une réconciliation.

On me trouve peut-être un peu facile ou bonasse, je me sens plutôt loyale, responsable et mature. Chacun ses perceptions.

Mes questionnements viennent du fait qu’on ne me rend pas la pareille. On me promet une souplesse, une finesse de l’amitié, qui se fracasse au moindre faux pas. Et on n’est plus là pour me ramasser quand on m’a brisée. Et je me dis, c’est sûrement moi qui en demande trop encore. On ne peut pas exiger d’une personne qui ne nous aime plus qu’elle nous soutienne le temps qu’on se relève. Bien sûr.

Mais alors, jusqu’où va notre responsabilité envers l’autre. A-t-on le droit, par exemple, de prendre ce dont on a besoin chez une personne et de la laisser, vidée, après usage?

A-t-on le droit de séduire un amant, de séduire pour vrai, avec les yeux doux et les discussions sur notre désir d’enfant, sur nos qualités d’amoureux, pour finalement ne vouloir qu’une baise d’un soir ou de quelques mois? La fraude est punie par la loi, pourquoi les fausses promesses ne le sont-elles pas? Elles causent tellement de ravages.

Pourquoi est-il illégal de frapper une personne, mais ne l’est-il pas de pulvériser un cœur?

Et tous ces gens qui s’entichent sans qu’on ne l’ait vu venir, sommes-nous responsables de ne pas les anéantir en leur disant non?

Des fois je me demande, jusqu’où notre loyauté et notre responsabilité envers nos semblables vont-elles et jusqu’où devraient-elles aller… Toute réponse est la bienvenue.

Ni couple, ni plan cul : la personne que je « vois » – Le nouvel Observateur

Quand « ami avec bénéfice » ne suffit pas à expliquer notre relation, mais que « couple » ne va pas du tout, il y a la « personne que je vois »!

Rien de mieux que l’indéfini… à condition qu’on soit deux à « indéfinir » dans le même sens. (Deux… ou trois ou quatre ou plus, faut être ouvert et inclusif!)

Ni couple, ni plan cul : la personne que je « vois » – Le nouvel Observateur.