Cath et sa quête

Je pourrais écrire 8 articles d’un coup tellement mon cerveau réfléchit fort à ce thème ces temps-ci. Des conversations avec des amis, mes propres expériences, celles d’autres personnes autour de moi, des textes que j’ai lus. Tout m’inspire. Mais si j’écris tout dans le même billet, je ne pourrai plus me retrouver ensuite. Un billet, un thème. C’est ma règle.

Bon. Par où on commence.

Par Cath bien sûr.

J’ai envie de faire le point sur Cath. Elle me donne l’impression d’être une enragée. Mais elle n’est pas ça. Elle le devient seulement quand elle a peur. Comme un chat qui crache et qui miaule à se faire entendre en Alaska (cette image fonctionne juste si on n’habite pas en Alaska…)

Cath est capable de beaucoup de douceur. De tendresse et d’affection. Mais elle doit se sentir en confiance. Le problème, c’est que dès qu’elle en démontre à ses amants, dès qu’elle essaie d’être elle, ses amants pensent qu’elle s’attache, qu’elle tombe amoureuse. Comment être soi quand être soi fait peur? Cath dirait « Tant pis pour eux. Leur perte! »

Note pour un prochain billet: A-t-on le droit d’être affectueux avec nos amants? Quel est le code à suivre? 

Il va falloir faire essayer le polyamour à Cath. C’est un aspect qu’elle n’a pas vraiment envisagé encore. Mais comment fera-t-elle, elle qui est si entière, pour accepter de donner son coeur en entier à quelqu’un qui le partagera entre elle et d’autres? Comment pourra-t-elle envisager de se donner entièrement, mais à plusieurs personnes en même temps? Peut-elle même l’envisager? Quel genre de surprise aura-t-elle en empruntant cette voie?

Au départ, la quête de Cath était de différentier les relations d’amour, d’amant et d’ami. Quelque part en route, elle a fini par étudier seulement le sexe et les différentes manières d’être amant. Il lui faut se recentrer sur sa recherche. Elle a oublié qu’elle pouvait aussi être amie ou amoureuse.

Dans ses débuts d’amante, Cath était très timide. Elle ne croyait pas qu’elle pouvait faire l’amour sans être amoureuse. Elle a dit non longtemps à son premier amant avant de lui céder. Ça a été la même histoire avec le deuxième. Le troisième, elle l’a laissé faire, séduite et désireuse. Ensuite, elle a appris à être excitée lorsqu’un gars lui faisait un peu de rentre dedans. Et là, elle devient chasseuse. Cath ne cherche pas nécessairement, mais elle se donne sans attendre dès qu’une ouverture se fait. Elle ne sait plus dire non. Elle a « appris » qu’elle devait se donner pour être intéressante. Qu’elle devait faire des choses qu’elle n’aime pas nécessairement d’emblée pour être aimée. Comme si sa recherche la poussait à dire oui, juste parce que dire non équivaudrait à manquer de curiosité. Jusqu’où va-t-elle se rendre? Peut-on refuser des avenues quand on veut être totalement ouvert à l’expérimentation. Bien sûr! Quelles sont les limites de Cath?

Il me reste beaucoup de choses à découvrir sur mon personnage. Des fois, j’ai l’impression de la psychanalyser. D’ailleurs, je me souviens d’une auteure qui faisait le lien entre mon champ d’étude (la psychologie) et l’écriture. Pour elle, c’était des contraires. Pour moi, c’est la même chose. Je dois en apprendre sur mon personnage qui ne se révèle pas d’un coup. Je dois comprendre sa dynamique sans tout savoir sur elle. De la même façon que l’intervenant doit laisser son client se dévoiler à son rythme tout en travaillant avec lui.

Combien de gars passeront dans sa vie? Que va-t-elle apprendre avec chacun d’entre eux? Comment va s’exprimer son côté doux, amoureux, paisible, centré?

Aller, Cath. Au repos pour ce soir. Bientôt, tu en vivras toute une, encore.